Je croise des gens. Je les regarde. Je leur demande à quelle heure ils se lèvent le matin, comment ils font pour vivre et ce qu'ils préfèrent comme dessert par exemple. Ensuite je pense à eux. J'y pense tout le temps. Je revois leur visage, leurs mains et même la couleur de leurs chaussettes. Je pense à eux pendant des heures voire des années et puis un jour, j'essaye d'écrire sur eux.

Je croise des gens. Je les regarde. Je leur demande à quelle heure ils se lèvent le matin, comment ils font pour vivre et ce qu'ils préfèrent comme dessert par exemple. Ensuite je pense à eux. J'y pense tout le temps. Je revois leur visage, leurs mains et même la couleur de leurs chaussettes. Je pense à eux pendant des heures voire des années et puis un jour, j'essaye d'écrire sur eux.
Seb.
18 ans.
96 jours.
13h. 46 min.
Aime les Fingers .
N'aime pas le réglisse.
A conscience de sa connerie.



Tu parles d'un héros, fauché en plein galop et dire que tout le monde applaudit ...



Tu vois quand tu fermes les yeux et que tu désires un truc très fort ? Et bien Dieu, c'est le mec qui en a rien a foutre.





Oooooooooooooh !? -= HIGHWAY ...
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J'ai plus la notion d'l'interdit & la picole & la clope & mon carnet de croquis. Demain j'me traiterai d'connard mais demain c'est tellement plus tard ...



Le Temps nous égare.
Le Temps nous étreint.
Le Temps nous est gare.
Le Temps nous est train.


Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue dans votre vie. N'avez-vous rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide que, honnêtement, vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionné par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s'en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposés lire ? Pensez-vous tout ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce que l'on vous dit d'acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé. Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail. Commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique. Vous êtes prévenu...


Je cultive mon spleen.




OYO
(J'aime bien dire ça, c'est trop bistouille a dire. OyO.)

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 10:38

Modifié le samedi 10 octobre 2009 18:28

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Oui mais, le matin. Quand tu te lève a 5h, la tête encore dans le rêve que ton réveil vient d'interrompre. Qu'encore aujourd'hui, la journée s'annonce pourrie. Let It Be. Que tu fais 50 bornes pour que ton père te lâche sans un mot devant la gare d'une ville que tu n'aimes pas, et ou, miracle de la nature, il pleut 360 jours par an. Que tu descends machinalement de ton automobile, sous la pluie, les mèches de cheveux trempés dans les yeux, et ton odeur de gel douche déjà évaporé par l'humidité du goudron mouillé. Que tu te trouves un abris, sommaire, un arrêt de bus. Que tu trouves un banc, au milieu de tout ces clones en joggings a marques et ces petits caniches tonitruants entre tes jambes pour fuir les râles de leurs maîtresse en train de se faire bouffer par je ne sais qu'elle maladie. Que ta rétine, encore endormie, fuis les lumières de la ville. A ce moment là, quand tu sors ton MP3, que tu vois la tête de John sur l'écran. Que délicatement, tu portes le son a tes oreilles, entendre le piano d'Imagine et sentir presque les hurlements de Joe Cocker chantant With A Little Help For My Friends devant la communauté de l'époque que jamais nous ne connaîtront, qu'a la surprise de tout le monde, tu sors ta paire de lunette ronde, alors qu'il pleut des trombes, et que maladroitement, tu les cales sur ton nez. Que discrètement, tu portes a ta bouche une cigarette que tu gardes un moment, éteinte, dans le bec, presque comme une préparation, une cérémonie. Que, par le même geste, tu crées une minuscule flamme qui vient embraser le tabac compacté. Que, tu souffles le premier rond de fumée, puis le deuxième. Tel un dragon, a souffler le feu par les narines enfumés, tu observes ce monceau pitoyables d'humains conditionnés. Et que, en leur adressant un sourire de moquerie en coin, sentant l'envie de leur crier Never Mind The Bollocks, tu pars, lunettes, musique, et cigarette au corps, sous la pluie, t'imaginant éviter les gouttes, là, tu te dit : Putain. Quelle époque de merde.



Essai N"25.
11/10/009.
19.02.
Gribouillé sur un bout de papier.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 13:03

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# Posté le jeudi 16 juillet 2009 18:38

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 19:02

Le temps passe. Y compris quand cela semble impossible. Y compris quand chaque tic-tac de la grande aiguille est aussi douloureux que les pulsations du sang sous un hématome. Il s'écoule de manière inégale, rythmé par des embardées étranges et des répits soporifiques, mais il passe. Même pour moi.

Le temps passe. Y compris quand cela semble impossible. Y compris quand chaque tic-tac de la grande aiguille est aussi douloureux que les pulsations du sang sous un hématome.  Il s'écoule de manière inégale, rythmé par des embardées  étranges et des répits soporifiques, mais il passe. Même pour moi.
Si je m'arrête un instant pour te parler de ma vie, alors que ma cigarette étale ses dernières cendres sur les tuiles sales de mon toit, comme ça, tranquillement, je pourrais te parler de mes souvenirs, lumineux, nés dans les rues pavés de Paris ou vieillir me semblait encore illusoire. Ou de ma balançoire, terrain de guerre pour les gamins du quartier que je repoussais avec courage, épée en bois a la main, plumes dans les cheveux, jean troué, et égratignures aux visage. Ou de l'odeur de la plage, que j'arpentais en vacances, laissant traîner mon bâton sur le sable pour ne pas perdre mon chemin. Et du goût des crêpes sucrés que j'avalais par centaines a mon retour, alors que mes cheveux secs sentait encore le sel de l'Océan. Or, je ne te parlerais pas de ça. Non, je n'irais pas plus loin.

Mais alors que le savant mélange de butane, d'étincelles et d'oxygène enflamme une autre cigarette, je pourrais te parler de ma vision du monde, comment je pense, comment je vis. Je pourrais te parler de mon insensibilité presque légendaire qui a remplie les caisses de quelques psychiatres, ou de ma franchise abusive envers mon entourage qui a remplie les caisses de mon docteur familial, qui s'improvisait maquettiste pour remettre mes fractures en place. Ou de ma façon hypocrite d'être heureux, pour donner l'exemple, de la façon que j'ai de vivre dans les années soixante alors qu'on approche de deux-milles dix. De ma rencontre avec Dieu, la seule personne qui se fichait de moi quand alors je hurlais au monde qu'il était aussi misérable que lui. De ma démarche dans les rues qu'on dit différente, de mes paroles incompréhensibles qu'on jugent extraterrestres. Or, je ne te parlerais pas de ça. Non, je n'irais pas plus loin.

Et tandis que je me brûle les doigts en insistant bêtement a garder ce bout difforme et fumant de cigarette qu'il me reste, je pourrais te parler de l'Amour. Seulement, je sais la tendresse, l'affection, l'admiration, le désir, le plaisir, mais l'Amour, L'Amour, il m'intrigue. Je pourrais te dire que j'aimerais faire jaillir des mots romantiques de trois accords, ou trouver ces phrases qui font frissonner. Qu'a ce moment précis, tu es a croquer. Que j'aime deviner l'odeur qu'a une fille quand juste derrière elle, je capte un coup de vent qui m'apporte une partie de la devinette. Ou alors que témoin du haut de mes dix-huit ans, j'aime observer les couples s'aimer, se déchirer, s'oublier, se regarder, jouer au jeu de l'oublie, et recommencer, te dire que les raisonnables ont durés, que les passionnés ont vécus. Que l'Amour est jeunesse, et que jeunesse est Amour. Or, je ne te parlerais pas de ça. Non, je n'irais pas plus loin.

Et pendant que le tabac ronge mes poumons, et que d'un air niais, je me détruit la colonne vertébral en m'allongeant sur les tuiles pour m'offrir le panorama du ciel noir, je pourrais te dire que je ne te dirais rien. Que le mystère est trop délicieux pour être brisé, que j'aime qu'on me devine, si tenté tu l'est d'essayer, qu'aucun indices je ne donnerais. Que c'est mon bonheur primaire, et puisque le monde oublie ces bonheurs, que j'aimerais être le dernier a les apprécier.

Que de toute manière, le jour ou on annoncera la fin du monde, tout le monde sera planté devant son poste de télévision, au lieu de regarder les étoiles.



Or, je ne te parlerais pas de ça. Non, je n'irais pas plus loin.

S.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 12:47

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 04:29

Woodstock69Festival.

Woodstock69Festival.
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" M ' E N F O U T D ' A B O R D , J ' I R A I S M O I A U S S I . "
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(Non mais.)

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 12:31

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 14:29

C'est vrai que j'suis épais comme un sandwich SNCF et qu'demain j'peux tomber sur un balaise qui m'casse la tête. Si c'mec là me fait la peau et que j'crève la gueule sur l'comptoir, si la mort me paye l'apéro d'un air vicelard, avant qu'elle m'emmène voir la haut si y'a du monde dans les bistrots!

C'est vrai que j'suis épais comme un sandwich SNCF et qu'demain j'peux tomber sur un balaise qui m'casse la tête. Si c'mec là me fait la peau et que j'crève la gueule sur l'comptoir, si la mort me paye l'apéro d'un air vicelard, avant qu'elle m'emmène voir la haut si y'a du monde dans les bistrots!

J'dois être égoïste. Ou inconscient. Ou largué. Ou les trois.

Un, deux, trois.

Je m'en fous de ma gueule et de celle des autres. Mon bonheur se résume à penser, a toi, au monde et à regarder la pluie tomber avec une clope dans la bouche. C'est là que le bonheur est dégueulasse. Ma vie c'est juste un putain de rituel qui consiste à penser à toi, au monde et à m'faire chier. Jolie et orgueilleuse. Tu vois l'imagination c'est aussi un fléau. Maintenant je m'en vais et je pense à toi, au monde. Il est 00h27. Sur mon toit, il flotte. Mon stylo veut pas s'arrêter, il est bavard ce soir. Je pense a toi, au monde. Sacré paradoxe, sacré écart. J'dois être un sacré connard. Mes tatouages et ma lame de couteau c'est surtout un blindage pour mon coeur d'artichaut. Je pense a toi, au monde. C'est si bon de tomber encore une fois.

Un, deux, trois.

J'crois plus ce qu'il y'a marqué sur les murs, je peux plus voir la vie des gens en peinture. Ma vie c'est un nombril. Je tourne autour. C'est un nombril. Je pense a toi, au monde. J'aime mon malheur, il me tient compagnie la nuit. Quand je suis momentanément heureux, je suis en manque de ma gueule de malheureux. On est vite accro au spleen. J'aime ma sale mine. Je pense a toi, au monde.

Ce texte est absurde. Il est 00h29, j'écris vite.







# Posté le mardi 21 avril 2009 05:10

Modifié le jeudi 18 juin 2009 10:44

Faire l'amour dans un champ excite les fleurs.

Comment dire ?

...

Flower Power.

(OyO)


Je ne suis pas Hippie. Mais je me dis souvent que j'aurais pu l'être, si seulement les années 60 avait voulu de moi. Si seulement. Je rêve encore d'avoir vingt ans en 69. Mais les gens s'en tapent. Et ils ont bien raison.

# Posté le dimanche 17 mai 2009 05:57

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 16:30

Ca sent les mômes pleins les trottoirs qui jouent au foot les genoux en sang et qui s'demandent sans croix ni croire qu'est ce qui s'ront le prochain printemps... .

Ca sent les mômes pleins les trottoirs qui jouent au foot les genoux en sang et qui s'demandent sans croix ni croire qu'est ce qui s'ront le prochain printemps... .
"Tu crois ça toi ? La musique rassemble".

Photo de Famille.



Oooooooooooooh !? -= VICIOUS ...
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# Posté le lundi 02 mars 2009 08:33

Modifié le mardi 09 juin 2009 15:19

"Sur scène, je fais l'amour à 25 000 personnes. Après, je rentre à la maison, seul."

"Sur scène, je fais l'amour à 25 000 personnes.                       Après, je rentre à la maison, seul."
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E x - F a n d e s S i x t i e s ,
Où sont tes années folles ?
Que sont devenues toute tes idoles ?

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# Posté le vendredi 10 juillet 2009 12:21

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 16:23