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Mélancholia
C'est sur le rythme effréné des pylônes qu'ils s'enchaînent,
Ces traits défilant a en perdre haleine ...
La chair collée a la vitre embuée,
J'écris dans mon imaginaire les mots par milliers,
Les paysages apparaissent et battent la mesure,
Montrant tour a tour les modalités de la Terre azur ...
Le fracas des voyageurs est engloutit,
Par les accords des guitares qu'enchantent mon esprit.
On s'imagine partie pour un périple palpitant,
Que le train avale les kilomètre rapidement,
Alors qu'il n'est que le lent carrosse vers la réalité,
Que le ballottement omniprésent du wagon nous fait rappeler ...
La vitesse augmente, et bientôt ...
Les paysages ne seront plus que des traits a l'image de mes mots ...
Je quitte un instant ma plume encrée,
Pour observer d'un ½il les passagers...
Ils parlent sans cesse, et parfois ris,
Je les envie d'être en vie...
Le contrôleur m'interromps un instant,
Poinçonne et file dans un coup de vent,
A quoi bon venir me sortir de la rêverie puisque dans un instant,
Retentira un sifflement ...
Terminus ... tout le monde descend.
