J'dois être égoïste. Ou inconscient. Ou largué. Ou les trois.
Un, deux, trois.
Je m'en fous de ma gueule et de celle des autres. Mon bonheur se résume à penser, a toi, au monde et à regarder la pluie tomber avec une clope dans la bouche. C'est là que le bonheur est dégueulasse. Ma vie c'est juste un putain de rituel qui consiste à penser à toi, au monde et à m'faire chier. Jolie et orgueilleuse. Tu vois l'imagination c'est aussi un fléau. Maintenant je m'en vais et je pense à toi, au monde. Il est 00h27. Sur mon toit, il flotte. Mon stylo veut pas s'arrêter, il est bavard ce soir. Je pense a toi, au monde. Sacré paradoxe, sacré écart. J'dois être un sacré connard. Mes tatouages et ma lame de couteau c'est surtout un blindage pour mon coeur d'artichaut. Je pense a toi, au monde. C'est si bon de tomber encore une fois.
Un, deux, trois.
J'crois plus ce qu'il y'a marqué sur les murs, je peux plus voir la vie des gens en peinture. Ma vie c'est un nombril. Je tourne autour. C'est un nombril. Je pense a toi, au monde. J'aime mon malheur, il me tient compagnie la nuit. Quand je suis momentanément heureux, je suis en manque de ma gueule de malheureux. On est vite accro au spleen. J'aime ma sale mine. Je pense a toi, au monde.
Ce texte est absurde. Il est 00h29, j'écris vite.